Les bénéfices attendus d'un 30e congrès mondial à Paris
Réuni le 12 janvier dernier à Montréal, le bureau
exécutif de la Fédération mondiale de l'hémophilie
(FMH) a retenu, avec Toronto, Paris comme finaliste pour l'organisation
du 30e congrès mondial de l'hémophilie en 2012. Les deux
villes seront départagées le 6 juin à Istanbul, lors
de l'assemblée générale de la FMH qui réunira
ses 109 pays membres. Depuis 1965, la France n'a plus organisé
de congrès mondial et ce serait un grand honneur d'accueillir à
nouveau cette manifestation en 2012.
Nous croyons en la candidature de la France. D'abord parce que notre association
est proche de la FMH depuis toujours : le fondateur de l'Association Française
des Hémophiles (AFH), Henri Chaigneau, fut aussi le cofondateur
puis le vice-président de la Fédération mondiale
pendant plusieurs années. Ensuite, parce qu'en plus d'être
une association indépendante, dynamique et professionnelle, l'AFH
a également la chance de pouvoir s'appuyer sur une forte collaboration
entre patients, professionnels de santé et pouvoirs publics. Cette
solidarité est fondamentale pour accueillir une manifestation de
cette envergure. Enfin, parce que la communauté scientifique française
bénéficie d'une expertise qui est internationalement reconnue.
Les retombées d'un congrès à Paris seraient bénéfiques
pour tous. Pour la FMH, d'abord, qui pourra réinvestir les gains
dégagés dans les programmes mis en place pour améliorer
le diagnostic et le traitement des patients hémophiles dans les
pays les moins favorisés. Pour l'AFH aussi, car ce congrès
lui permettra de renforcer les partenariats engagés depuis 2003
avec les pays du bassin méditerranéen et le Laos, et d'en
initier de nouveaux : 100 % des bénéfices du congrès
seront intégrés dans le budget déjà existant
pour les partenariats médicaux, associatifs et les programmes internationaux.
La FMH reconnaît l'expertise des médecins français
et de l'AFH dans le domaine des partenariats internationaux : en effet,
sur les 40 partenariats identifiés par la FMH, deux ont été
récompensés cette année et ce sont deux centres français
: Montpellier-Damas (Syrie) et Brest-Vientiane (Laos). Cinq autres partenariats
internationaux existent. Afin d'être compétitive sur le plan
budgétaire, l'AFH a fait des efforts importants pour obtenir de
solides soutiens et réduire au maximum les coûts : à
ce jour, l'AFH a obtenu en montant sécurisé plus de 70 %
du financement du coût du Palais des Congrès de Paris. Aujourd'hui,
les résultats obtenus font de la candidature de Paris une hypothèse
réellement attractive. D'autant plus que l'aura absolument incomparable
dont jouit notre capitale au niveau international est telle qu'elle accueille,
pour tout congrès, 20 % de congressistes en plus que n'importe
quelle autre ville congressiste. Cette réalité - celle de
la ville de la Tour Eiffel, monument le plus visité au monde, du
château de Versailles, du Louvre, de Montmartre, d'Edith Piaf et
des Champs-Elysées - est aussi à prendre en compte pour
2012.
Si l'AFH et les médecins français ont l'honneur d'accueillir
le congrès 2012 à Paris, ce congrès sera le vôtre
: tous les pays NMO pourront y participer. En effet le Ministère
des Affaires Etrangères traitera directement et personnellement
toutes les demandes de visas.
Au plaisir de vous rencontrer à Istanbul.
Bien
à vous.

Norbert
Ferré
Président de l'AFH
